Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 03:28

Prêtez moi votre carte de crédit ...

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 1)  L’obstruction des Allemands.

Me prêterez-vous votre carte de crédit si vous ne pouvez contrôler mes dépenses ?

 Est-il nécessaire d’écrire la réponse ?


 C’est au nom de ce raisonnement apparemment en béton que le président de la Bundesbank refuse la mutualisation des dettes publiques des pays de la zone Euro. On ne peut, en effet, s’engager à payer les dettes contractées par un pays de la zone puisque chacun de ces pays a sa « souveraineté budgétaire » et peut donc dépenser et s’endetter sans qu’on puisse l’en empêcher ! Et ce président de conclure que seule la marche vers une union budgétaire de type fédérale permettrait une telle mutualisation.


 Monsieur Weidmann, manifeste ainsi son opposition ferme à une des mesures réclamées par certains dirigeants européens, mesure qui va dans le sens de  ce que préconisent bien des gens de l’entourage de François Hollande et des autorités diverses de Bruxelles : créer des « Eurobonds », des dettes publiques mutualisées, c’est-à-dire des titres de dette dont les États de la zone Euro seraient collectivement garants. Ce serait, selon les partisans de cette mutualisation, une des clefs de la sortie de cette crise de l’Euro.


Celle-ci a de multiples effets négatifs tant sur le climat des affaires que sur les opinions de chacun de nos pays et le moral des uns et des autres.

 Cette crise crée une atmosphère de doute, de pessimisme à propos d’une Europe vieillie, rabougrie, craintive, repliée sur elle-même, apparemment incapable de se sortir de ses difficultés tandis que le dynamisme serait ailleurs, dans les pays jeunes d’Asie ou Amérique latine voire même certains pays d’Afrique.


Cette crise nourrit des sentiments anti-européens et entretient dans une partie de l’opinion publique, l’idée fausse selon laquelle on devrait se replier sur notre « pré carré » et chercher à secouer, seuls, protégés par nos frontières nationales enfin rétablies, les réglementations tatillonnes que les bureaucraties bruxelloises nous infligent et les contraintes d’austérité que les  dirigeants néolibéraux de l’Allemagne comme ceux du FMI et de la BCE et d’autres

veulent imposer à tout le monde !

 


     Merci aux Allemands 


Oui, il faut leur dire « merci mesdames et messieurs ». En effet, dans le même temps, qu’il s’oppose fermement à une des décisions qui pourrait « sauver » la zone Euro,  monsieur Weidmann  nous indique ici la seule porte de sortie de cette crise qui n’en finit pas d’ébranler l’Europe. Et d’autres informations nous apprennent que le ministre des finances d’Allemagne, pense lui aussi qu’il faut marcher vers une union budgétaire de type fédérale. Et à la CDU comme dans le parti social-démocrate, nombreux sont-ils à vouloir aller dans le même sens.

 


Mais les uns et les autres savent qu’aller vers une telle union fédérale est une marche semée d’obstacles nombreux qui demanderait du temps. Et c’est vrai : en France et dans bien d’autres pays y compris l’Allemagne, il faudrait d’importantes modifications constitutionnelles et comme nous sommes des  pays démocratiques, il y faudrait un large débat ! Et peut-être certains pays (l’Irlande ? le Danemark ?) refuseraient-ils de sauter le pas. En France, vu l’importance de la défiance d’Europe et le poids des électorats des extrêmes, le débat serait âpre. Et on irait vers l’échec si cette avance vers une union budgétaire ne s’accompagnait pas de réformes démocratiques dans la gouvernance de l’Union européenne, d’un rôle plus important donné aux élus du peuple que sont les parlementaires européens.

 


Mais il n’empêche, les Allemands indiquent clairement quelle est la voie de la solution et Henricles dira même la seule voie : une union budgétaire complète entre les pays de la Zone Euro première étape vers une union économique et financière, et finalement une union politique fédérale.

Le problème, et il est de taille, est qu’en attendant que ce long chemin soit par couru, les Allemands campent sur une position dure qui refuse les décisions de mutualisation avant toute véritable union !


En auront-ils le courage ?


Oui, il est possible de sortir de ce paradoxe. Il y faut de la détermination. Il y faut de la force de conviction. Il y faut surtout du courage. Ce courage qui manque terriblement souvent aux politiques mais qu’on rencontre parfois dans des moments historiques chez tel ou tel.


Il y faudrait le courage qu’avait eu en son temps Robert Schumann lorsqu’il avait, avec d’autres, osé proposer aux Français, aux Belges et aux Hollandais qui venaient d’être occupés, pillés, violentés par les Allemands pendant 5 ans, de se réconcilier avec eux et de mettre en commun leurs ressources en charbon, l’énergie encore dominante, et en acier.


Il y faudrait le courage, d’un Mendès-France, bravant l’opinion publique et les attaques haineuse de la droite antisémite et négociant la marche de la Tunisie et du Maroc vers l’indépendance.


François Hollande, rencontrera-t-il, en Allemagne, en Italie, Espagne, Portugal, et ailleurs, les partenaires femmes ou hommes d’État prêts à mobiliser leurs opinions publiques, à les placer devant les nécessités urgentes de l’Histoire, d’une Histoire à construire ensemble ici et maintenant ?


Puisera-t-il dans sa victoire récente, dans le succès exaltant de sa longue marche vers le pouvoir suprême dans notre pays, le courage et la force de proposer un saut rapide et commun vers une union qui ne peut plus attendre ?

Élaborer une déclaration commune à 3, 4 , 5, ou plus de chefs d’État ou de gouvernement qui y proclameraient leur volonté de consulter leurs peuples ou leurs représentants et de voter ensemble, chacun selon les procédures constitutionnelles de son pays, les décisions propres à créer rapidement une union budgétaire et pourquoi pas économique de la zone Euro.


Alors, s’il en était encore temps, - mais rien n’est moins sûr hélas !- le cas grec ne serait plus vraiment un obstacle : le poids de la Grèce dans la zone est si faible, que la mutualisation de ses dettes déjà allégées ne serait pas bien lourde à porter puisque que ce ne serait que provisoire.


En aurez-vous  le courage monsieur le président ?

Votre place dans l’Histoire se joue en ce moment !

 

Henricles le 27 mai 2012

 

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 05:58

 

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POLITIQUE - Le nouveau Premier ministre explique par ailleurs à «20 Minutes» qu'il va briguer un nouveau mandat de député dans sa circonscription nantaise...

Jean-Marc Ayrault a reçu ce jeudi quelques représentants de la presse nantaise – dont 20 Minutes – dans son bureau de Matignon, au lendemain de sa prise de fonctions. Il a notamment confirmé qu’il entendait bien mener la bataille des législatives, et rester simple conseiller municipal de Nantes. Verbatim.


Comment il compte gouverner

«Je vais m’efforcer d’exercer la fonction bien sûr dans le sens de la politique qui a été choisie par les Français, c’est le contrat démocratique, mais aussi dans l’intérêt général», explique J.M Ayrault «Je vais exercer ma fonction avec détermination, autorité mais aussi simplicité. Ca passe par l’écoute, la recherche par le dialogue de la bonne solution, pour réussir le redressement du pays. Ca sera la marque de fabrique, c’est la mienne», souligne le Premier ministre.


Les législatives

Jean-Marc Ayrault fait «confiance dans le bon sens et l’intelligence du peuple français» pour donner une majorité «nette, solide et cohérente». Le nouveau Premier ministre va ainsi mener lui-même la campagne des élections législatives, en briguant un nouveau mandat de député dans sa circonscription nantaise.


«Je ferai campagne, pas seulement pour moi, mais pour donner au Président de la république une majorité à l’Assemblée nationale», explique J.M.Ayrault.

«Les Français ont voté pour un président, ils ont voté pour le redressement, pour le changement. Pour ce faire, il faut absolument qu’il y ait une majorité à l’Assemblée nationale. Ce serait incroyable, invraisemblable, que dans ce contexte on ne puisse pas gouverner dans la stabilité.» Pour autant, J.M.Ayrault ne devrait pas siéger à l’Assemblée nationale en cas de nouvelle (et probable) victoire. C’est son suppléant Jean-Pierre Fougerat, maire de Couëron (Loire-Atlantique), qui devrait le remplacer.

Le chef du gouvernement a aussi mis la pression sur les membres de son gouvernement pour qu’ils remportent leur scrutin. «Quand on est candidat aux législatives, c’est pour recevoir la confiance de nos concitoyens; si vous ne la recevez pas, après, il est très difficile de poursuivre votre mission comme ministre», estime-t-il.


Sa succession à la mairie de Nantes

Député-maire de Nantes et président de la communauté urbaine Nantes métropole, Jean Marc Ayrault va s’appliquer la règle sur le non-cumul des mandats, édictée par François Hollande.  «La règle, c’est le non-cumul entre l’exercice d’une fonction ministérielle et un mandat d’exécutif local: cela vaut pour les maires, les adjoints, les présidents, vice-présidents de communautés de communes, d’agglomération, de départements et de régions», précise le Premier ministre. «Ca vaut aussi pour les présidents de société d’économie mixte.»

Jean-Marc Ayrault a ainsi adoubé la candidature de Patrick Rimbert, son premier adjoint et ex-député socialiste (1997-2002), pour lui succéder à l’Hôtel de ville. «Nous sommes très proches, et nous avons travaillé depuis 1989 ensemble pour diriger cette ville. Il va donc exercer les fonctions de maire lorsque le conseil municipal se réunira, il sera élu, j’ai toute confiance», indique le nouveau chef du gouvernement. «Il y a beaucoup de jeunes talents, aussi, hommes et femmes, qui sont en train de s’épanouir en ce moment, et qui nous aideront en tout état de cause à réussir la transition».

 

Jean-Marc Ayrault va néanmoins rester simple conseiller municipal à Nantes, n’écartant pas la possibilité d’une candidature aux municipales en 2014. «En restant conseiller municipal, je m’intéresserai bien sûr aux questions essentielles qui concernent Nantes, tout en respectant l’impartialité de l’Etat. Mais, de toute évidence, je resterai aux côtés des Nantais.»

A Matignon, Guillaume Frouin

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 05:50

  

Jean-Marc Ayrault proposera la baisse de 30% du salaire des ministres jeudi.

 

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Jean-Marc Ayrault, invité du JT de France 2, le 16 mai 2012.

Jean-Marc Ayrault, invité du JT de France 2, le 16 mai 2012.

 

Jean Marc Ayrault est revenu sur la composition du gouvernement, mercredi 17 mai sur France 2. Il a annoncé une baisse des salaires des ministres. Il a aussi indiqué que les ministres battus aux législatives ne resteraient pas au gouvernement.

Interrogé d'abord sur sa toute récente nomination, Jean-Marc Ayrault a confié avoir "pensé à son père", mort il y a deux ans, "à tout ce que l'école républicaine m'a appris", "aux Nantais".

"Par mes origines populaires, je me suis toujours battu contre les injustices", a-t-il expliqué assurant que son "engagement est d'abord un engagement politique".

 Sur la composition du gouvernement

Questionné sur le manque d'expérience d'une partie des membres de son gouvernement,, M. Ayrault a répondu : "Ce n'est pas un handicap car c'est un gouvernement profondément remanié".

"L'appareil d'Etat, je le connais car je dirige un groupe parlementaire depuis 15 ans", a-t-il souligné concernant sa propre nomination.

"On est déjà rodé, on est au travail", a indiqué le Premier ministre, insistant également sur un "gouvernement totalement paritaire", faisant la part belle à la diversité, et où la règle du non cumul des mandats serait appliquée.

Les ministres battus aux législatives ne resteront pas au gouvernement

Le premier ministre a aussi annoncé que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient "pas rester au gouvernement".

"Il y a l'esprit de responsabilité, c'est-à-dire que tout ministre qui se présente aux élections législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement".

Sur les premières mesures

Le nouveau chef du gouvernement a indiqué qu'il allait proposer la baisse de 30% du salaire des membres du gouvernement, ainsi qu'une "charte de déontologie", jeudi, lors du premier Conseil des ministres du quinquennat.

Promise par François Hollande lors de sa campagne, cette mesure fera l'objet d'un décret, a précisé M. Ayrault.

Sur l'absence de Martine Aubry au gouvernement

"C'est d'un commun accord. Cela s'est extrêmement bien passé", a déclaré M. Ayrault au sujet de l'absence de la maire de Lille dans l'équipe gouvernementale.

Il a confirmé que la première secrétaire du Parti socialiste avait décidé de se mettre au service de la campagne législative.

Quel Premier ministre sera-t-il ?

"J'aurais la responsabilité de faire fonctionner l'Etat et d'animer l'équipe gouvernementale", a assuré M. Ayrault qui veut "d'abord être utile aux Français". "Je ne cherche pas à me mettre en scène, je cherche à être utile au pays", a-t-il insisté.

"Ce que je sais de la France, c'est qu'il y a énormément de compétences", a aussi souligné le chef de l'exécutif qui a confirmé que toute mesure serait financée par une économie.

 

 

 

 

 


 

 

 
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 07:07

François Hollande succède à Nicolas Sarkozy et devient le 7e président de la Ve République

François Hollande devient officiellement mardi matin le 7e président de la Ve République lors d'une cérémonie de passation de pouvoir avec le président sortant, Nicolas Sarkozy, scellant le retour de la gauche au sommet de l'Etat après 17 ans d'absence  

                        

Le président élu le 6 mai est attendu à 10H00 au palais de l'Elysée pour la passation de pouvoir et son investiture qu'il a souhaitée "sobre". La journée sera ensuite marquée par des cérémonies symboliques dans Paris, la nomination de son Premier ministre et un déplacement en fin de journée à Berlin pour une première rencontre avec la Chancelière allemande Angela Merkel.

Le protocole prévoit une arrivée du président élu par la cour d'honneur et la passation des pouvoirs dans le bureau du président sortant. Nicolas Sarkozy transmettra les codes nucléaires ainsi que le contenu des dossiers délicats à François Hollande, qui l'a battu le 6 mai avec 51,6% des voix.

Après une entrevue d'une vingtaine de minutes, M. Hollande, 57 ans, raccompagnera M. Sarkozy sur le perron de l'Elysée. Dans la salle des fêtes, au rez de chaussée du palais présidentiel, se déroulera la cérémonie d'installation du nouveau président.


"A compter de ce jour, vous incarnez la France, vous symbolisez la République et vous représentez l'ensemble des français, lui dira le président du conseil constitutionel.J.L.Debré. photo 1327244096233-50-0-150x100

Après proclamation des résultats officiels, signature du procès-verbal, remise du collier de grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur, François Hollande prononcera son allocution d'investiture vers 10H45.

Vingt-et-un coups de canon (à blanc) seront tirés devant l'Hôtel des Invalides. A l'Elysée, l'orchestre de chambre de la Garde républicaine jouera "les Indes galantes" de Jean-Philippe Rameau, choisi par François Hollande.

Après avoir reçu les honneurs militaires dans le jardin, le président retournera dans la salle des fêtes saluer les invités: corps constitués (dont les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale), le doyen du corps diplomatique et une "trentaine" d'invités personnels, d'après son entourage, soit une liste "limitée" par rapport aux 500 invités de François Mitterrand en 1981.

Il s'envolera en milieu d'après-midi pour Berlin.

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 07:49

 

Ségolène Royal ) a salué dimanche le "combat républicain" que J.L.Mélenchon 409159 3195532047419 1239485087 33560440 1890107937 n  

a décidé de mener aux élections législatives à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) face à Marine Le Pen, tout en jugeant que, "bien sûr", le candidat socialiste dans cette circonscription devait se maintenir. Interrogée au Grand Rendez-vous d'Europe 1-i-Télé-Le Parisien-Aujourd'hui en France sur le fait de savoir si cette candidature du leader du Front de gauche relevait "du combat républicain ou de la politique spectacle", Ségolène Royal a répondu : "C'est un combat républicain, il a raison de faire ça."

Ségolène Royal a salué dimanche, le combat que J.L.Mélenchon ...

"D'ailleurs, il est en cohérence avec ce qu'il a dit pendant la campagne présidentielle puisqu'il s'est beaucoup porté en contradicteur de Marine Le Pen", a ajouté la présidente PS de la région Poitou-Charentes, qui fut candidate à l'Élysée en 2007. "Je trouve ça très bien d'aller porter le fer sur ce territoire", a-t-elle poursuivi. Est-ce que le candidat socialiste doit se maintenir ? "Bien sûr", a simplement rétorqué Ségolène Royal. Jean-Luc Mélenchon a annoncé samedi sa candidature aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, convoitée également par la présidente du Front national, déjà candidate en 2007. Le député sortant est un socialiste et le PS, qui a désigné Philippe Kemel, maire de Carvin et conseiller régional, pour défendre ses couleurs, n'a pas remis en cause cette investiture.

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