La campagne présidentielle s'est encore accélérée hier soir. Avec l'intervention du chef de l'Etat retransmise en direct sur huit chaînes de
télévision les réactions politique ne tournent ce matin qu'autourdes annonces de N.Sarkozy : hausse de la TVA de 1,6 %, création d'une banque de l'Industrie, augmentation de
droit de construire de 30 %, il a annoncé près de huit mesures qui devrait rentrer en vigueur au plus tard en octobre.. Ce qui pose évidemment la question incontournable de sa
candidature.
Même si le président de la République se défend de rentrer officiellement dans la course à sa réélection, N.Sarkozy a lancé toute la soirée
des piques contre F;Hollande, sans jamais le citer, estimant notamment qu'il faisait preuve d'«arrogance». Et Nicolas Sarkozy a levé le peu de doutes sur sa volonté de se frotter à une nouvelle
campagne présidentielle.
" J'ai un rendez-vous avec les français, je ne me déroberai pas" a assuré le président en concluant l'émission
8h45. Pierre Moscovici, le directeur de campagne
de François Hollande s'affronte dans un débat avec Xavier Bertrand, sur BFM-TV. Selon le socialiste, Nicolas Sarkozy a proféré «des mensonges gigantesques» notamment sur la
situation économique de l'Allemagne. «Vous avez agmenté les impôts les Français le savent et vous allez continuer», enchaîne le député du Doubs. Il estime que le Président de la République lors
de l'émission a été «amnésique» sur l'action qu'il a mené lors de son quinquennat qui s'achève. De son côté, Xavier Bertrand défend les propositions du Président de la
République. Selon lui, comme l'a expliqué hier soir, Nicolas Sarkozy les prix n'augmenteront pas car «ce n'est pas une mesure budgétaire». «François Hollande et ses amis n'ont pas
pris la mesure de la crise» rétorque Xavier Bertrand qui estime que les propositions du candidat socialiste sont «conservatrices».
8h30. Pour Lionnel Luca, Nicolas Sarkozy doit se déclarer vite «pour expliquer ses mesures»
Le député UMP Lionnel Luca n'a pas été vraiment rassuré par le présidentde la République. Selon lui,
il faudrait que Nicolas Sarkozy se déclare candidat le plus vite possible «pour expliquer» les mesures annoncées. «Nos militants s'impatientent, nos électeurs sont perplexes: tant que le patron
n'est pas dans l'arène, vous n'avez pas la même âme», déclare le député de la Droite populaire, qui avait critiqué récemment la hausse annoncée de la TVA. «Il faut que Nicolas Sarkozy ait la
possibilité, en tant que candidat, d'expliquer cette réforme difficile», juge-t-il. «Le président ne peut pas s'exonérer de faire campagne suffisamment tôt pour expliquer ses mesures». Et pour
appuyer son raisonnement, il donne des exemples : «Jacques Chirac s'était engagé en campagne le 10 février (2002), c'est le bon exemple, et non pas (François) Mitterrand qui n'était que le
président potiche de la cohabitation» en 1988, estime Lionel Luca.
8h20. Bertrand Delanoë a dénoncé «de l'électoralisme qui prend les Français pour des imbéciles dans le bricolage et l'amateurisme». Invité sur France Inter, l'élu ne
mâche pas ses mots contre le Président de la République s'en prenant notamment à ses annonces sur l'augmentation de 30 % du Cos en matière de logement. Selon lui, c'est sûrement là où
il fait le plus preuve «d'amateurisme et de cynisme». Quant à la hausse de la TVA, « personne ne croira que cela n'augmentera pas les prix».
8 heures. «Un Président de la République déterminé et rassurant», estime de son côté Renaud Muselier sur twitter
7h58. Pour Villepin, les mesures annoncées par Sarkozy «viennent trop tard». Invité chez Christophe Barbier, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin estime sur
iTélé qu'il y avait de «bonnes idées» parmi les mesures annoncées dimanche soir mais il regrette que celles-ci «viennent trop tard».«Se battre pour la compétitivité oui, c'est une bonne chose»,
précise-t-il mais «ce que je crains, c'est que ces idées soient gâchées par la précipitation». Quant à la hausse de la TVA, le candidat irait encore plus loin. «J'ai préconisé une hausse
de 2,5 points si on veut que l'effet se sente sur le coût du travail», explique-t-il, le chef de l'Etat ayant pour sa part opté pour une augmentation de 1,6 point. Enfin, Dominique de
Villepin juge également que «le grand échec de ce quinquennat est l'emploi et l'emploi des jeunes». «Il y a de bonnes recettes en Allemagne mais il ne faut pas perdre de vue ses spécificités,
nous ne pouvons pas avancer à marche forcée vers le modèle allemand», met-il en garde.
7h55. «Nicolas Sarkozy déterminera en âme et conscience la date son calendrier, s'il est candidat d'ailleurs !», lance Nadine Morano, ce matin sur Europe 1. Invité chez
Bruce Toussaint, elle ajoute : «connaissant son tempérament je ne vois pas comment il renoncerait à continuer le travail qu'il a engagé ».
7h50. «Nicolas Sarkozy est un peu perdu», selon Martine Aubry. Invitée sur RTL, la première secrétaire du PS, attaque de front le chef de l'Etat. «Le Président de la République
est un peu perdu», assure la maire de Lille estimant notamment qu'il y a eu «beaucoup d'improvisations» notamment sur le logement. «Il est candidat nous le savons tous et on connait déjà son programme : plus d'austérité et plus de précarité»,
résume-t-elle.
7h30. Nicolas Sarkozy fait la une de la presse quotidienne. «Le Figaro» titre sur les réformes choc de Sarkozy, qui cite «la TVA, le logement, les 35
heures». «Libération» a vu «Un président perdu» à la télévision. «Largué dans l'opinion, Sarkozy a tenté hier de reprendre la main (...) sans paraître lui-même convaincu», peut-on lire
dans ses colonnes. Nicolas «Sarkozy reprend l'initiative» analyse de son côté «La Croix».
V



Derniers Commentaires